Imaginez que nos réserves de pétrole sont de 531 milliards de barils et que la consommation annuelle est de 16.5 milliards de barils. Donc voici une question, si les réserves de pétrole sont de 531 milliards de barils et que la consommation annuelle est de 16.5 milliards, quand serons-nous à court de pétrole?
La réponse, c'est jamais! Je vous explique pourquoi. J'ai pris cet exemple dans le livre de Russell Roberts, The Invisible Heart où le personnage principal explique la réponse de la manière suivante ; imaginez que je vous met dans une salle de 200 m3 et dans cette salle se trouve uniquement des pistaches. On vous dit que vous avez un accès illimité à cette salle et que les pistache sont gratuites. Les règles sont les suivantes ; vous pouvez inviter qui bon vous voulez inviter et vous devez jetter vos écailles dans la salle. Au début, vous inviterez tous vos amis et vous mangerez les pistaches en buvant peut-être une bière. Par contre, avec le temps, les écailles s'accumuleront et le temps de recherche pour les pistaches augmentera sans cesse au point tel où vous déciderez d'aller acheter vos pistaches.
Bon là, je sens qu'il y'a du monde qui vont vouloir me taper dessus, mais j'ai ceci à vous répondre ; avec les chiffres que je vous ai donné, les réserves auraient dûes être épuisées dans un espace de 32,18 ans. Le hic, c'est que les chiffres que je vous ai donné datent de 1970, ce qui veut dire que le pétrole n'existerait plus sur Terre à l'heure où je vous écris. De plus, si une telle extinction du pétrole s'était effecutée, les prix auraient augmentés de manière dramatique(stimulant ainsi les substituts ou les nouveaux modes de consommation plus efficace ou l'exploitation de réserves autrefois inexploitables). Mais en 2000, les réserves étaient autour du trilliard et cela même si nous consommons 26 milliards de barils par année en tenant compte de la montée des nouvelles économies qui ont une demande énergétique incroyable.
Au cours des années 1970, on parlait de grande pénuries des ressources premières comme le pétrole, le zinc, le cuivre, chrome, nickel et étain. Ainsi, si la population continuait d'augmenter et que ces ressources demeuraient limitées en quantité, les prix devraient augmenter. C'était ce que croyait le biologiste Paul Ehlrich et c'est ce qui l'opposait à l'économiste Julian Simon. Les deux ont fait un pari en 1980. En 1990, ils calculent l'évolution des prix et Simon avait raison même avec un ajustement pour l'inflation. Le prix de toutes ces ressources ont diminuées. Ici, dans la logique de Simon, il fallait avoir confiance en l'Humanité pour voir qu'elle développerait toujours des manières de se sortir de l'embarras. Ainsi, depuis l'utilisation du charbon au cours du 19ème siècle jusqu'à aujourd'hui, notre efficacité dans la production d'énergie est tendanciellement à la hausse. Pensons juste à toutes les innovations dans nos ampoules qui servent à éclairer nos maisons. Elles ont tellement évoluées, pensons juste aux lampes halogènes! Elles consomment tellement moins d'électricité. C'est là même la base de la confiance qu'il faut avoir en l'humanité ; l'innovation, les découvertes, la recherche et la science.
Encore une fois, aujourd'hui, les malthusiens contemporains et les prophètes de l'apocalypse se sont fait tromper. Plusieurs physiciens, biologistes et chimistes avaient tentés de calculer la consommation lorsque le pic pétrolier de consommation de pétrole serait atteint. En 1956, Marion King Hubbert avait prédit que le pic pétrolier serait atteint aux alentours de 2006(!) et que la consommation mondiale de pétrole à ce point serait d'environ 12 milliards de baril. Devinez quoi! Selon le Globe & Mail(merci Martin), le Globe & Mail nous indique que la production mondiale est de 31.3 milliards de baril. Toujours dans le même article, on apprend que les réserves connues et exploitables de pétrole ont augmentées à un rhytme moyen de 2.4% par année depuis 1957.
L'épuisement physique de la ressource est tout à fait possible, mais à un certain moment donné, le coût de la recherche sera tellement elevé qu'un autre produit deviendra intéressant. Mais ce n'est pas tout, si un autre substitut vient s'imposer par son bas prix, bye-bye le pétrole et c'est justement ce qui s'est passé avec le charbon, le pétrole était moins dispendieux et plus efficace alors le pétrole s'est imposé comme ressource énergétique comme maintenant il y'a de la recherche pour des nouvelles technologies comme le nucléaire, l'éolien, le solaire et le géothermique.