Tuesday, May 1, 2007

Échange de textes

Bonjour à tous

Je vois souvent des textes de très haute qualité sur des blogs qui n'ont pas l'attention qu'ils méritent. Il est vrai que dans la blogosphère, il faut se spécialiser auprès d'un lectorat qu'il faut fidéliser en publiant fréquemment. Cela nécessite du temps pour lire, s'informer, surfer le web et commenter. Juste pour moi, c'est toutes mes lectures et mes réflexions qui se retrouvent sur ce blog sur lequel j'investis peut-être 5 à 6 heures en moyenne par semaine. Cela produit un résultat de près de 700-1000 visites uniques par semaine.

Mais comme tout le monde, mon agenda subit des haut et des bas comme cette semaine puisque je dispose de plus de temps libres. Alors, j'ai donc décidé de stabiliser le flot de textes que je publie en offrant à tous ceux qui considèrent avoir des textes extraordinaires qui n'ont pas l'attention qu'ils méritent d'être publié sur ce blog.

Tous ceux qui seraient intéressé de rejoindre un plus grand lectorat pour certains de leur textes sont invités à m'envoyer leurs textes à VincentGeloso@hotmail.com

Dans l'espace du texte, j'ajouterai un lien direct vers le blog de la personne ainsi qu'un lien dans ma liste personelle. En échange, je ne demande rien d'autre qu'un lien à partir du blog vers le mien. Qu'est-ce que j y gagne? Des sujets plus diversifiés dans lesquels je n'ai qu'une connaissance limitée qui peuvent fasciner mes lecteurs et augmenter la masse de ceux-ci. C'est ça un échange, tout le monde gagne en quelque part!

NOTE : Je me permet de refuser certains textes, notamment les textes racistes, sexistes, pornographiques et socialistes ;)

Sunday, April 15, 2007

De retour à l'automne

Moi-même et mon collègue Carl Vallée devons nous exiler en ermite dans une ville lointaine, très lointaine. Nous vous reviendrons cet automne pour commenter les rentrées parlementaires et nous vous souhaitons un merveilleux été.

Merci et à bientôt!

Thursday, April 12, 2007

Le plus jeune du Québec seulement

J'avais indiqué à mon ami Simon-Pierre qu'il était peut-être le plus jeune député de l'histoire du Commonwealth. Ce n'est finalement pas le cas ;
In 1996, Mr Joseph Abella was elected to the Maltese House of Representatives at age 21.

In 1999, Roy Coomsy a male Parliamentarian made history when he was elected into the Malawi Parliament at 21 years of age. In 2004, Angela Zachepa made history in Malawi, and the entire southern African region by becoming the youngest elected female Parliamentarian at 22 years of age.
Je remercie le secrétariat de l'Association Parlementaire des pays du Commonwealth pour sa réponse rapide.

En réponse à Lauzon

Le très coloré et actif professeur Lauzon de l'Université du Québec à Montréal ressort le sujet qui le passionne depuis si longtemps ; la nationalisation du pétrole. Ici, je dois mentionner qu'une partie de l'analyse de Lauzon est précise, mais pas pour les bonnes raisons. Je commence avec l'aspect économique et je viendrai ensuite à l'aspect politique.

Premièrement, le professeur Lauzon ne mentionne pas les mauvais côtés de la nationalisation. Prenons l'exemple du Zambie, petit pays coincé au sud-est de l'Afrique, et de ses réserves de cuivre. Lors de la nationaliastion au cours des années 1990 , 700 000 tonnes de cuivre étaient extraites du sol. Environ 30 ans après la quantité a diminué à 249 100 tonnes. Bien sûr la chute des prix n'a pas aidé, mais l'inefficacité de l'entreprise publique a été tout aussi dommageable. Par contre, suite à la privatisation à KCM, firme Indienne, 427 000 tonnes étaient produites. En 2008, les projections sont de 900 000 tonnes suite aux investissements en capital humain et en capital physique.

D'autres cas de nationalisation des ressources naturelles n'ont pas été aussi fertiles en bénéfices que l'avaient esperés les individus qui menaient les réformes, notamment en Bolivie.

Par contre, Lauzon mentionne que les haut prix nuisent aux Canadiens, tout à fait d'accord! Les familles, à cause de l'inélasticité de la consommation de pétrole, accusent difficillement les fluctuations, mais c'est pas une raison de nationaliser, d'autres outils peuvent être utilisés pour s'assurer une certaine équité. C'est sur le plan politique que ca m'inquiète!

Au lendemain du premier choc pétrolier, l’opinion publique Canadienne se questionnait quant à la propriété juridique de la ressource, la fixation des prix et la taxation des revenus pétroliers. Pour répondre aux craintes de l’opinion publique, Pierre Elliott Trudeau décréta la politique énergétique nationale (PEN). La mesure visait, notamment, à assurer la souveraineté de l’État canadien vis-à-vis les fluctuations du aux instabilités des marchés internationaux. En quelques mots, la PEN est donc la stratégie visant à promouvoir la possession énergétique de la Couronne, contrôler les prix, diriger l’exploration, renflouer les coffres de l’État et ce, dans l’optique d’assurer le niveau des stocks énergétiques canadiens. La compagnie Pétro-Canada est le résultat le plus connu du programme énergétique de Pierre E. Trudeau. C’est-à-dire que cette mesure avait pour but de protéger les canadiens de la hausse des prix des carburants en refusant à l’Alberta de vendre son pétrole au prix du marché. Cela avait provoqué la fureur des Albertains.

Ce programme est, sans aucun doute, un des éléments fondateurs de ce qu’on appelle l’aliénation de l’Ouest, état d’esprit résidant dans la croyance des citoyens de l’Ouest d’être mal desservi par le gouvernement fédéral au profit des provinces de l’est, principalement des deux pôles démo-économique canadiens, l’Ontario et le Québec. Ce mouvement de l’aliénation de l’ouest a également permis la naissance du Reform Party de Preston Manning. La PEN fut extrêmement impopulaire dans les provinces de l’Ouest puisque c’étais perçu comme étant une tentative du gouvernement fédéral d’enrichir les provinces de l’est (en gardant les prix du brut en dessous du marché mondial, le gouvernement fédéral n’enlevait donc pas seulement un élément de richesse aux provinces de l’Ouest, mais subventionnais de façon déterminé les économies des provinces de l’est) ainsi que de s’approprier les richesses de leur territoire provincial. La PEN était aussi considéré comme une intrusion des compétences provinciales.

La réponse de l’Alberta, via son premier ministre Peter Lougheed, a été immédiate. Afin de contrecarrer les plans du gouvernement fédéral, plusieurs projets d’extractions et de développement ont été retardés. Les représentants de la provinces ont même été jusqu’à annoncé la fin de l’exportation interprovinciale du pétrole vers les autres provinces jusqu’à ce qu’une entente soit conclue. Cette politique força le gouvernement canadien à cesser son protectionnisme nationaliste et de s’accorder avec plus d’exactitude sur les cours des prix mondiaux. Lors de la campagne électorale qui porta au pouvoir Brian Mulroney, celui-ci a promis d’abolir le programme énergétique, ce qu’il a fait dans les plus brefs délais de son mandat.

Donc, l'Alberta bénéficie grandement de son industrie pétrolière. Il serait possible qu'advenant une hausse continue du prix du baril, un déséquilibre économique entre les provinces pourrait se faire sentir et les provinces qui ne bénéficient pas directement de la ressource pourraient mettre de la pression pour une intervention fédérale.

Wednesday, April 11, 2007

Belinda Stronach

On apprend que Belinda Stronach quitte la politique et qu'elle ne représentera pas lors de la prochaine élection fédérale. C'était sûrement une bonne personne en elle-même et qui n'était mal intentionné. Mais soyons honnêtes, Belinda Stronach n'aura pas marqué notre imaginaire de part ses propositions, mais plutôt par ses actions et par ses origines.

Fille d'un immigrant multimillionnaire qui a tout construit. Elle était conservatrice alors que son père était libéral. Elle avait financée de manière considérable la campagne à la chefferie de Peter MacKay en 2003 et elle avait poussé activement pour la fusion de l'Alliance Canadienne(AC) et du Parti Progressiste-Conservateur(PC). Mais, quel était son véritable impact dans la fusion? L'auteur conservateur Robert E. Plamondon dans son livre Full Circle doute de son impact mettant plutôt l'emphase sur le rôle clé de Don Mazankowski(PC),Gerry St-Germain(AC), Ray Speaker(AC) et Loyola Hearn(PC).

Même si Belinda Stronach a participée aux négociations plusieurs des négociateurs du PC, notamment Rick Morgan le chef de cabinet de Peter Mackay, n'avaient aucune confiance en elle. Ils pensaient même que les dirigeants de l'Alliance se servaient d'elle pour tromper les négociateurs du PC.

Ensuite, elle a été candidate à la chefferie du nouveau Parti Conservateur du Canada. Avec beaucoup d'argent et une campagne très glamour, elle a peut-être contribuée à attirer l'attention sur le parti, mais peut on dire qu'il y'avait du contenu dans sa candidature? Pas vraiment, à part des soundbites médiatiques super efficaces et une équipe de communications sans pareille qui lui procurait des talks-points parfait pour elle comme celui voulant qu'il «faut cuire une plus grosse tarte économique». Sa seule victoire est de s'être planter de manière moins lamentable que les médias s'attendaient.

Par la suite, on a parlé d'elle comme de la copine du chef-adjoint du parti, Peter MacKay. On a parlé d'elle pour le party Cool Blue qui lui a coûtée 40 000$ à la veille du congrès de Montréal. Aux Communes, elle était la députée qui défendait les producteurs bovins du Canada, mais elle n'a formulée aucune position au congrès ni au caucus. Par contre, on la voyait avec Bill Clinton et Jack Nicholson le lendemain se son intervention en chambre où elle disait que « quelqu'un doit défendre les intérêts des fermiers canadiens qui travaillent à la sueur de leur front et si Paul Martin ne peut le faire - trop occupé avec ses infortunes politiques - nous prendrons sa place et nous saurons être à la hauteur.» Se sentant rejeté par Stephen Harper, elle s'est adressé au caucus des députés de l'Ontario pour se faire des nouveaux amis. Sa présentation a tellement été insultante pour certains députés qu'elle s'est sentie rejetée. Plusieurs députés ont affirmés qu'elle agissait comme si la campagne à la chefferie n'était pas terminé.

On a encore plus parlé d'elle quand elle a fait sa défection au Parti Libéral et des conséquences de cette défection ; la rupture brutale entre elle et Peter MacKay, la survie du gouvernement, la claque sur le moral des troupes conservatrices. Mais, avons-nous pu voir autre chose que des talks-points dans cette défection? Avons-nous pu observer des mesures concrètes de sa part comme ministre?

Elle a encore fait parler d'elle quand elle voulait se présenter à la chefferie du Parti Libéral suite à la démission de Paul Martin. Mais sentant qu'elle ne peut gagner à cause de son piètre français qu'elle promettait d'apprendre depuis sa campagne au leadership conservateur mais qu'elle ne savait toujours pas parler, elle s'est retirée.

On a encore pu la voir dans les médias pour ... son affaire avec Tie Domi des Leafs de Toronto. Peu après, on parle d'elle encore parce que son ex, maintenant ministre des affaires étrangères, l'a traitée indirectement de chienne. Puis, on a encore parlé d'elle parce que Ralph Klein l'a ridiculisé dans une dîner à l'honneur du premier ministre. Jamais, lors de son séjour dans l'opposition, avons nous pu entendre des propositions concrètes de sa part.

Une carrière politique vide, sans consistance et sans lendemain qui se résume par la suivante ; on se souviendra qu'elle traitait ses partis comme ses hommes et les pièces d'automobile qu'elle vend: temporaires et jetables.

Où sont les oiseaux de malheur?

Imaginez que nos réserves de pétrole sont de 531 milliards de barils et que la consommation annuelle est de 16.5 milliards de barils. Donc voici une question, si les réserves de pétrole sont de 531 milliards de barils et que la consommation annuelle est de 16.5 milliards, quand serons-nous à court de pétrole?

La réponse, c'est jamais! Je vous explique pourquoi. J'ai pris cet exemple dans le livre de Russell Roberts, The Invisible Heart où le personnage principal explique la réponse de la manière suivante ; imaginez que je vous met dans une salle de 200 m3 et dans cette salle se trouve uniquement des pistaches. On vous dit que vous avez un accès illimité à cette salle et que les pistache sont gratuites. Les règles sont les suivantes ; vous pouvez inviter qui bon vous voulez inviter et vous devez jetter vos écailles dans la salle. Au début, vous inviterez tous vos amis et vous mangerez les pistaches en buvant peut-être une bière. Par contre, avec le temps, les écailles s'accumuleront et le temps de recherche pour les pistaches augmentera sans cesse au point tel où vous déciderez d'aller acheter vos pistaches.

Bon là, je sens qu'il y'a du monde qui vont vouloir me taper dessus, mais j'ai ceci à vous répondre ; avec les chiffres que je vous ai donné, les réserves auraient dûes être épuisées dans un espace de 32,18 ans. Le hic, c'est que les chiffres que je vous ai donné datent de 1970, ce qui veut dire que le pétrole n'existerait plus sur Terre à l'heure où je vous écris. De plus, si une telle extinction du pétrole s'était effecutée, les prix auraient augmentés de manière dramatique(stimulant ainsi les substituts ou les nouveaux modes de consommation plus efficace ou l'exploitation de réserves autrefois inexploitables). Mais en 2000, les réserves étaient autour du trilliard et cela même si nous consommons 26 milliards de barils par année en tenant compte de la montée des nouvelles économies qui ont une demande énergétique incroyable.

Au cours des années 1970, on parlait de grande pénuries des ressources premières comme le pétrole, le zinc, le cuivre, chrome, nickel et étain. Ainsi, si la population continuait d'augmenter et que ces ressources demeuraient limitées en quantité, les prix devraient augmenter. C'était ce que croyait le biologiste Paul Ehlrich et c'est ce qui l'opposait à l'économiste Julian Simon. Les deux ont fait un pari en 1980. En 1990, ils calculent l'évolution des prix et Simon avait raison même avec un ajustement pour l'inflation. Le prix de toutes ces ressources ont diminuées. Ici, dans la logique de Simon, il fallait avoir confiance en l'Humanité pour voir qu'elle développerait toujours des manières de se sortir de l'embarras. Ainsi, depuis l'utilisation du charbon au cours du 19ème siècle jusqu'à aujourd'hui, notre efficacité dans la production d'énergie est tendanciellement à la hausse. Pensons juste à toutes les innovations dans nos ampoules qui servent à éclairer nos maisons. Elles ont tellement évoluées, pensons juste aux lampes halogènes! Elles consomment tellement moins d'électricité. C'est là même la base de la confiance qu'il faut avoir en l'humanité ; l'innovation, les découvertes, la recherche et la science.

Encore une fois, aujourd'hui, les malthusiens contemporains et les prophètes de l'apocalypse se sont fait tromper. Plusieurs physiciens, biologistes et chimistes avaient tentés de calculer la consommation lorsque le pic pétrolier de consommation de pétrole serait atteint. En 1956, Marion King Hubbert avait prédit que le pic pétrolier serait atteint aux alentours de 2006(!) et que la consommation mondiale de pétrole à ce point serait d'environ 12 milliards de baril. Devinez quoi! Selon le Globe & Mail(merci Martin), le Globe & Mail nous indique que la production mondiale est de 31.3 milliards de baril. Toujours dans le même article, on apprend que les réserves connues et exploitables de pétrole ont augmentées à un rhytme moyen de 2.4% par année depuis 1957.


L'épuisement physique de la ressource est tout à fait possible, mais à un certain moment donné, le coût de la recherche sera tellement elevé qu'un autre produit deviendra intéressant. Mais ce n'est pas tout, si un autre substitut vient s'imposer par son bas prix, bye-bye le pétrole et c'est justement ce qui s'est passé avec le charbon, le pétrole était moins dispendieux et plus efficace alors le pétrole s'est imposé comme ressource énergétique comme maintenant il y'a de la recherche pour des nouvelles technologies comme le nucléaire, l'éolien, le solaire et le géothermique.